Pendant des décennies, Ferrari a incarné le rugissement des moteurs thermiques, les V8 et V12 atmosphériques, ainsi qu’une certaine idée de la passion automobile italienne. Mais en 2026, la marque de Maranello entre dans une nouvelle ère avec la présentation de la Ferrari Luce, son tout premier modèle 100 % électrique.
Avec ce modèle, Ferrari ne cherche pas simplement à électrifier sa gamme. La Luce représente une rupture technologique, stylistique et philosophique pour le constructeur italien.
Une Ferrari électrique… mais toujours une Ferrari
Le nom “Luce”, qui signifie “lumière” en italien, symbolise selon Ferrari une nouvelle vision de l’automobile sportive électrique. La marque insiste sur le fait que l’électrification n’est pas une finalité, mais un moyen de proposer une expérience de conduite différente tout en conservant l’ADN Ferrari.
Contrairement à ce que beaucoup imaginaient, la Ferrari Luce n’est pas une supercar basse et radicale. Il s’agit d’une grande GT électrique à quatre portes et cinq places, pensée pour conjuguer luxe, polyvalence et performances extrêmes.
Des performances impressionnantes
Sous sa carrosserie futuriste, la Luce embarque une architecture électrique développée entièrement en interne par Ferrari. Le véhicule utilise quatre moteurs électriques indépendants et une transmission intégrale.
Les chiffres annoncés sont particulièrement impressionnants :
- Plus de 1 000 chevaux
- 0 à 100 km/h en environ 2,5 secondes
- Vitesse maximale supérieure à 310 km/h
- Batterie de 122 kWh
- Autonomie estimée autour de 500 km WLTP
- Recharge ultra-rapide jusqu’à 350 kW
Ferrari promet également une gestion électronique très avancée du couple et une dynamique de conduite digne des modèles thermiques de la marque.
Le design signé Jony Ive
L’un des aspects les plus surprenants de la Ferrari Luce est la participation de Jony Ive, célèbre pour avoir conçu l’iPhone et de nombreux produits Apple.
Son studio LoveFrom a collaboré avec Ferrari pour imaginer l’intérieur et l’expérience utilisateur du véhicule.
Le résultat est un habitacle très minimaliste mêlant aluminium usiné, verre et commandes physiques haut de gamme. Contrairement à de nombreux véhicules électriques modernes, Ferrari a volontairement conservé des boutons et molettes physiques afin de préserver une interaction plus émotionnelle avec la voiture.
Une voiture qui divise déjà
Si la technologie impressionne, le design extérieur de la Ferrari Luce fait déjà débat. Certains passionnés saluent l’audace de Ferrari, tandis que d’autres estiment que le modèle s’éloigne trop de l’identité historique de la marque.
Les critiques portent notamment sur :
- son format de grande berline crossover
- son style jugé trop éloigné des Ferrari classiques
- l’absence du son emblématique des moteurs thermiques
Même certains anciens dirigeants et passionnés historiques de Ferrari ont exprimé leurs réserves sur cette orientation stratégique.
Ferrari prépare l’avenir
Malgré les critiques, la Ferrari Luce marque un tournant majeur pour l’industrie automobile de luxe. Ferrari montre qu’il est possible de concilier électrification, performances extrêmes et raffinement haut de gamme.
Le constructeur prévoit une production à Maranello dans son nouveau “E-Building”, une usine dédiée aux futurs modèles hybrides et électriques de la marque.
Avec un tarif estimé autour de 550 000 €, la Luce ne vise évidemment pas le grand public. Elle s’adresse à une clientèle fortunée à la recherche d’une expérience automobile exclusive et technologique.
Conclusion
La Ferrari Luce n’est pas simplement la première Ferrari électrique. C’est probablement le modèle le plus important de l’histoire récente de la marque.
Entre innovation technologique, design controversé et ambitions futuristes, la Luce symbolise le défi auquel font face tous les constructeurs de prestige : évoluer vers l’électrique sans perdre leur âme.
Une chose est certaine : Ferrari vient d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.


